Sifflets lors de l’hymne national iranien au Mondial 2026 avant Iran - Nouvelle-Zélande
Par OnzeActu · · 3 min de lecture
L’hymne national iranien a été sifflé par une partie du public lors du match d’ouverture du groupe G de la Coupe du Monde 2026 à Los Angeles. Cette ambiance électrique intervient dans un contexte de tensions politiques, tandis qu’un accord préliminaire de paix a été annoncé entre les États-Unis et l’Iran.
Lundi soir au SoFi Stadium de Los Angeles, l’hymne national iranien a été accueilli par des sifflets de la part de certains spectateurs lors de l’entrée en lice de l’équipe d’Iran dans la Coupe du Monde 2026 face à la Nouvelle-Zélande, dans le groupe G. Cette rencontre s’est déroulée quelques heures après l’annonce par l’ancien président Donald Trump d’un accord préliminaire de paix entre les États-Unis et l’Iran, visant à mettre fin à des années de conflit.
L’équipe iranienne, qui avait préparé sa compétition à Tijuana au Mexique, est arrivée dimanche à Los Angeles, dans la plus grande communauté iranienne hors d’Iran, depuis l’exil massif qui a suivi la révolution islamique de 1979. Avant le coup d’envoi, entre 300 et 500 manifestants s’étaient regroupés devant le stade, brandissant des pancartes et drapeaux hostiles au régime iranien. Ces protestataires ont exprimé leur refus d’assister au match, estimant que cela reviendrait à légitimer le régime de Téhéran responsable d’une répression brutale contre les protestataires pro-démocratie.
À l’intérieur du stade, les huées ont accompagné l’hymne national iranien. Cette manifestation d’hostilité reflète l’ambiance politique lourde qui entoure la participation de l’Iran à ce Mondial, dans un contexte de tensions accrues depuis les frappes américaines et israéliennes sur le territoire iranien début 2024 et la répression sanglante des manifestations nationales en janvier.
L’équipe iranienne a également dû modifier son camp de base, passant de l’Arizona au Mexique, en raison notamment de difficultés pour ses membres à obtenir des visas américains ou de la suppression des billets attribués à ses supporters.
Un responsable de l’administration américaine a précisé que "le pays n’autoriserait pas l’équipe iranienne à abuser du système pour faire entrer des terroristes sous de faux prétextes". Par ailleurs, FIFA a confirmé lundi matin l’interdiction du drapeau iranien pré-révolutionnaire, arborant un lion et un soleil, symbolique de l’ancien régime du Shah et distinct du drapeau officiel actuel. Ce drapeau est banni car jugé à caractère « politique, offensant ou discriminatoire » par la réglementation FIFA.
Le juge Curtis Kin a rejeté une requête visant à lever cette interdiction, soulignant que la liberté d’expression, bien que fondamentale, peut être limitée de manière raisonnable dans un cadre privé comme lors de cette compétition internationale.
Cette situation illustre combien le Mondial 2026, au-delà du sport, est aussi le théâtre de fortes tensions politiques et sociales autour de l’Iran.