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Pourquoi Ekhator est un coup "last minute" : cet été, planifier est impossible et la précipitation pousse à surpayer Ramos…

Par OnzeActu · · 2 min de lecture

Pourquoi Ekhator est un coup "last minute" : cet été, planifier est impossible et la précipitation pousse à surpayer Ramos…

Le transfert de Jeff Ekhator à la Juventus illustre un mercato estival marqué par l'urgence : le Genoa, poussé par ses comptes au 30 juin, doit vendre vite. Le retard de la planification et l'effet Mondial favorisent les opérations de dernière minute et les montants excessifs — certains citent même plus de 70 millions pour Gonçalo Ramos — tandis que ceux qui misent sur les jeunes tiennent la route.

Nécessité et vertu. Le dossier Jeff Ekhator, conclu dans l'urgence entre la Juventus et le Genoa, n'est pas tant un « coup » anticipé qu'une capacité à saisir une opportunité au dernier instant. Pour le Grifone, le bilan au 30 juin a créé la nécessité — et parfois l'obligation — de trouver une vente importante rapidement.

Le Mondial, loin d'aider, allonge les délais : les marchés se dilatent, les clubs patientent pour voir qui explosera sportivement et économiquement. Les directeurs sportifs prévoient normalement leurs plans dès novembre, peaufinent le scouting pendant l'hiver et arrivent au printemps avec une vision claire des pistes à activer. Cette année, beaucoup d'équipes n'ont réellement structuré leurs bureaux mercato que ces dernières semaines, obligeant à rattraper le temps perdu.

Or, la précipitation a un coût. Se laisser submerger par l'urgence et les besoins immédiats conduit à des surpaiements sur le marché. Certains évoquent même des chiffres extravagants — on parle par exemple de plus de 70 millions pour Gonçalo Ramos vers Milan — illustrant le risque d'acheter sous la pression plutôt que selon une stratégie réfléchie.

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La Premier League reste le meilleur exemple des salaires et des transferts élevés : Matheus Fernandes au Tottenham, Elliot Anderson au Manchester City ou encore Marco Palestra au Chelsea ont récemment été cités comme illustrations de mouvements courts mais onéreux. Pour ces clubs, ces dépenses entrent souvent dans des paramètres financiers différents, mais elles nourrissent le sentiment d'un mercato où l'argent dicte le tempo.

Pourtant, tout n'est pas improvisation ni gâchis. L'animation du marché permet aussi à des modèles vertueux de se développer : louons les enchères pour des talents comme Mattia Liberali, saluons l'arrivée d'Ekhator à dix-neuf ans, et applaudissons les mouvements ciblés et mesurés. Les dirigeants comme la famille Percassi, qui réinvestissent un budget modeste mais décisif — plus de 4 millions pour Diego Perillo et Francesco Olivieri (nés en 2009 et 2010) venus d'Empoli — montrent qu'il est possible de relancer des projets en pariant sur la jeunesse.

Au final, ce mercato promet d'être long et haché. Il met en lumière deux approches opposées : la précipitation et le chèque rapide d'un côté, la construction patiente et l'investissement dans les jeunes de l'autre. Les équipes qui réussiront seront celles qui sauront concilier opportunisme et vision sur le long terme.

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