John McGinn, leader et star de l’Écosse en route pour une Coupe du Monde exceptionnelle
Par OnzeActu · · 2 min de lecture

À Charlotte, John McGinn répond calmement à la polémique née d'une annulation de match amical contre la Norvège. Plus encore, il se révèle un leader d’expérience prêt à guider l’Écosse pour réussir un parcours marquant lors de la Coupe du Monde 2026.
À Charlotte, au camp de base écossais, une controverse a éclaté après l’annulation par Steve Clarke d’un match d’entraînement face à des remplaçants norvégiens, suscitant la colère du sélectionneur norvégien Ståle Solbakken et du manager Brede Hangeland. Ces derniers avaient qualifié la décision d’"inprofessionnelle" et "faible". Face à la pression médiatique, John McGinn, l’un des piliers écossais, a pris la parole avec calme et assurance. "Je dirais que 75% de l’équipe n’a même pas connaissance de cette polémique", a-t-il expliqué avec un sourire. Il a aussi souligné l’importance de protéger l’effectif : "Nous avons perdu récemment Billy Gilmour, un joueur clé, ce qui a affecté tout le groupe. Il y avait quelques joueurs légèrement blessés, donc, je trouve normal de prioriser notre santé, comme ferait n’importe quelle équipe, y compris la Norvège si elle devait perdre Haaland ou Odegaard."
McGinn, dont la carrière connaît son apogée, est la star tranquille et le cœur battant de l’Écosse. Cette Coupe du Monde est une occasion spéciale pour lui, notamment avec un mur peint en son honneur à Clydebank, sa ville natale, une troisième fresque rendant hommage à un joueur écossais, à l’instar de Scott McTominay et Andy Robertson. McGinn exprime sa fierté et espère que ce symbole inspire les jeunes locaux : "C’est un honneur étrange mais qui me remplit de fierté, surtout pour mes petits cousins, nièces et neveux."
Revendiquant une popularité énorme auprès du Tartan Army, le joueur d’Aston Villa revient également sur une anecdote lors de l’Euro il y a deux ans, quand il avait réalisé une danse bavaroise en pleine présentation du groupe, moment aujourd’hui relativisé par le joueur : "Je regrette peut-être, mais j’avais la confiance qu’on réussirait. Cette fois, je me concentre sur le terrain et non sur la fête."

À 28 ans, avec 20 buts en sélection, McGinn occupe la 5e place du classement des meilleurs buteurs de l’histoire écossaise, derrière des légendes telles que Denis Law et Kenny Dalglish. Ce Mondial représente pour lui l’accomplissement d’un rêve d’enfance, une étape décisive à laquelle il arrive dans la meilleure forme de sa vie.
Enfin, ce leader s’engage aussi à transmettre les valeurs aux jeunes pousses du groupe : Tyler Fletcher, Findlay Curtis et Ben Gannon Doak ont reçu son message clair. "Si ces garçons ont la chance de porter le maillot, c’est à eux de le garder. Nous voulons tous le même objectif : que le pays soit victorieux. Ils ne sont pas là pour faire du nombre, ils sont là pour avoir un impact."
Dans John McGinn, l’Écosse possède un mentor passionné, expérimenté et ambitieux, prêt à mener son équipe vers une compétition mondiale dont elle rêve depuis longtemps.