Inter : la perte de Palestra et Nico Paz, une double défaite pour Marotta qui cherche des solutions
Par OnzeActu · · 3 min de lecture
En l'espace de trois jours, l'Inter a vu s'échapper Palestra et Nico Paz, deux recrues stratégiques espérées pour renforcer l'équipe. Les lenteurs liées au fonds Oaktree et les bonnes affaires réalisées par des clubs concurrents ont coûté cher à Marotta et Ausilio. Le directeur sportif de l'Inter doit désormais relancer le mercato avec de nouvelles cibles, tandis que le Milan AC mise sur Goncalo Ramos, transfert le plus onéreux de son histoire.
L’Inter traverse une période délicate avec la perte en l’espace de trois jours de deux cibles majeures du mercato, Palestra et Nico Paz, un coup dur pour Marotta et Ausilio, qui vivent sans doute l’un des épisodes les plus frustrants de leur carrière dirigeante. Ce double échec va au-delà des dynamiques habituelles de négociation où clubs rivaux se disputent les signatures à la hausse.
Concernant Palestra, l’Inter avait un réel coup à jouer. Le club le suit depuis longtemps, bien avant sa saison à Cagliari, avec même une tentative lors du mercato de janvier. Malgré un prix élevé fixé à 50 millions d'euros et un salaire supérieur à 2,5 millions proposé par l’Inter, la transaction semblait sur de bons rails.
Pourquoi l’Inter n’a-t-elle pas conclu ? La principale explication remonte au fonds d’investissement Oaktree, actionnaire majoritaire du club, dont les méthodes et contraintes financières s’avèrent peu compatibles avec les exigences du marché du football. Un budget dédié au mercato avait été attribué, mais insuffisant pour régler un dossier aussi onéreux. Marotta a dû négocier beaucoup de temps avec le fonds pour obtenir une augmentation du plafond des dépenses. Ce délai a permis au Chelsea de flairer la bonne affaire et de conclure rapidement l’opération, à la surprise d’Inter.
Cette situation illustre le paradoxe de Marotta : un accord aurait pu être finalisé dès avril, mais les refus administratifs ont entraîné un retard fatal.
Quant à Nico Paz, l’Inter était également très intéressée après avoir constaté un conflit entre le Real Madrid et le joueur, fixé à un prix de 60 millions d’euros. Le club lombard comptait sur un éventuel retrait du Como de la course, lié à ses contraintes financières dont le fair-play financier, pour s’engouffrer. Mais le club italien et le joueur ont surpris tout le monde en actant un accord, écartant ainsi l’Inter.
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Face à ces déconvenues, que va faire l’Inter ? Marotta ne devrait pas s'attendre à des décisions rapides et audacieuses de la part d’Oaktree, qui reste prudent dans ses dépenses. Le plan B comprend principalement la recherche d’un ailier droit, de deux défenseurs centraux et d’un milieu de terrain de haut niveau. L’Israélien Anan Khalaili de l’Union Saint-Gilloise, déjà dans le viseur de Naples, a été proposé à l’Inter. Cependant, le dossier reste en suspens avec Naples favori.
Pendant ce temps, le Milan AC a frappé un grand coup sur le marché en s’engageant dans l’achat de Goncalo Ramos pour 75 millions d’euros, faisant de lui le transfert le plus cher de l’histoire rossonera. Cette somme suscite beaucoup de questions tant elle dépasse largement l’estimation du joueur par Transfermarkt (30 millions). Ramos, peu utilisé au PSG et avec un temps de jeu limité à la dernière Coupe du monde, reste une énigme. Le mercato milanais est désormais piloté par Jorge Mendes, influent agent portugais, qui a également fourni au club Antonio Silva, un jeune défenseur du Benfica coté à 25 millions, ainsi que le jeune milieu Casadò en provenance du FC Barcelone.
Pour la Juventus, la priorité est de renflouer les caisses avec 13 millions de plus-values à réaliser d’ici fin juin avant d’envisager des renforts. Le club prépare notamment une opération de départ avec Kelly, décevant dans le projet de Spalletti, ainsi qu’un échange envisagé entre Lobotka et Gatti, joueur apprécié d’Allegri.
La Fiorentina, pour sa part, poursuit ses ajustements, avec l’arrivée imminente du défenseur Viery et l’intérêt porté à l’ailier droit Zeballos, en conflit avec Boca Juniors et sous contrat jusqu’à la fin de l’année, pour lequel un premier offre de 10 millions a été proposée.
Le mercato italien illustre donc bien la complexité des négociations où pression financière, timing et rivalités intenses peuvent profondément affecter les trajectoires des clubs, Inter en étant un exemple flagrant actuellement.
