Coupe du Monde 2026 : Gianni Infantino défend les pauses d’hydratation, mais la polémique enfle
Par OnzeActu · · 2 min de lecture

Gianni Infantino a assuré que la mise en place des pauses d’hydratation pendant la Coupe du Monde avait pour but principal le bien-être des joueurs et l’équité sportive. Cependant, de nombreuses voix mettent en doute la sincérité de ces arguments, pointant un potentiel intérêt commercial sous-jacent à cette nouvelle mesure.
Depuis le début de la Coupe du Monde, chaque rencontre est désormais marquée par des pauses d’hydratation, officiellement destinées à protéger la santé des joueurs face à la chaleur. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est exprimé cette semaine pour justifier ce dispositif vivement contesté. « La raison principale, c’est la chaleur », affirme-t-il, précisant qu’offrir un instant de repos est essentiel dans une compétition disputée sur 39 jours, où certaines équipes peuvent enchaîner jusqu’à huit rencontres. Infantino insiste également sur la nécessité d’offrir des conditions équitables à tous les participants, pour que chaque coach dispose des mêmes opportunités de réajuster sa stratégie.
Pourtant, ces explications n’apaisent pas les critiques. Beaucoup soupçonnent ces interruptions de servir avant tout les intérêts commerciaux, d’autant que de nombreux diffuseurs en profitent pour diffuser des publicités durant ces pauses. Interrogé à ce sujet, Infantino se veut catégorique : « Nous ne réalisons aucun revenu supplémentaire », assurant qu’aucun bénéfice financier n’est tiré de cette nouveauté. Il concède cependant que la faisabilité de ces pauses pour le Mondial 2030 et au-delà sera étudiée, laissant la porte ouverte à une généralisation qui pourrait influer sur les droits télé.

Cette défense basée sur le bien-être des joueurs laisse sceptique, d’autant que la FIFA a déjà été critiquée pour son manque de réactivité face à la surcharge du calendrier et aux conditions climatiques extrêmes, comme lors de l’expansion récente de la Coupe du Monde des clubs aux États-Unis. Certains observateurs dénoncent une communication de façade, accusant l’instance de brandir l’argument de l’équité sportive uniquement lorsque cela sert ses intérêts.
Enfin, la question de la réelle équité sportive reste posée, notamment face au challenge représenté par l’altitude des stades mexicains ou les différences de conditions climatiques selon les lieux. Si la FIFA cherche réellement à garantir l’équité, pourquoi ne pas uniformiser aussi d’autres paramètres majeurs ? Le débat reste ouvert alors que la Coupe du Monde 2026 approche.