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Caso Negreira : qui nuit vraiment au football espagnol ?

Caso Negreira : qui nuit vraiment au football espagnol ?

L'article dénonce l’attitude du Real Madrid dans le Caso Negreira, où il cherche à discréditer le FC Barcelone au lieu d’attendre la justice. Il souligne aussi les pratiques douteuses du club blanc envers les arbitres et dans le football féminin, mettant en cause son éthique.

Le FC Barcelone n’a jamais versé d’argent pour acheter des arbitres et fausser la compétition. C’est la seule conclusion claire qui ressort du Caso Negreira. Pourtant, le Real Madrid, et tout particulièrement son président Florentino Pérez, continue d’exploiter cette affaire afin de tenter de changer la perception publique et faire oublier le chant devenu viral dans tous les stades d’Espagne : « Así, así, así gana el Madrid ».

Aujourd’hui, le club merengue envisage même d’emporter à la finale de la Ligue des Champions un rapport de 500 pages destiné à l’UEFA, dans lequel il affirme avoir été lésé, une version contestée de toutes parts par d’autres données qui prouvent que le favoritisme continue de profiter au Real Madrid.

Mais celui qui nuit réellement au football espagnol est celui qui saisit l’UEFA pour tenter d’éliminer un rival de la même Liga, simplement parce qu’il le domine sportivement et qu’il n’a rien remporté d’important depuis deux ans, malgré des recrutements « galactiques ». Le Real Madrid s’est positionné comme partie civile contre un adversaire sportif avec lequel il partageait – quand cela l’arrangeait – le projet de la Superliga.

La vraie question est : qui pénalise vraiment le football espagnol ? Un club rival digne d’honneur attendrait que la justice se prononce et rende une décision. Mais le Real Madrid a besoin d’influencer et d’intervenir pour faire pression sur les décideurs concernés.

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L’accusation de corruption et de pot-de-vin a déjà été écartée : le Barça a engagé une société habilitée à cet effet, conformément aux statuts de la Fédération elle-même, a déclaré les paiements auprès de l’administration fiscale, a reçu des rapports et n’a jamais utilisé un centime pour influencer les décisions arbitrales.

Ce qui nuit au football espagnol, c’est qu’une chaîne officielle du Real Madrid dénigre les arbitres à chaque match avec des vidéos enfantines que n’importe quel club pourrait produire sur n’importe quelle rencontre, dans une volonté claire de pression. Ou encore que l’autorité suprême de l’arbitrage du football féminin soit la femme du délégué du Real Madrid.

Alors, qui parle réellement d’éthique ? Mieux vaut se taire, surtout après le fameux 8-0 dans les sélections en faveur du Barça. Ceux qui aujourd’hui prétendent qu’on ne peut pas faire cette comparaison ont passé toute l’année à parler du Caso Negreira. Ce résultat leur ôte tout argument.

Le football espagnol mérite mieux que ces rivalités malsaines et ces stratégies visant à fragiliser ses propres fondations sportives.

— Santi Nolla

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