Atalanta : que faire en attaque entre secondes pointes et trequartistes ? La situation
Avec une moyenne historique de 74 buts par saison sur les neuf dernières années contre 51 la saison passée, l'Atalanta veut retrouver sa force offensive. Si Krstovic et Scamacca ont atteint les double-figures, le manque de contribution des trequartistes et secondes pointes reste criant. Analyse des options sur les ailes et en soutien des attaquants, entre réajustements internes et pistes mercato.
L'Atalanta vise un retour en force offensif après un net recul des chiffres la saison dernière : une moyenne de 74 buts par saison sur les neuf dernières campagnes face aux 51 réalisations de la dernière saison. Le club bergamasque entend redevenir une « machine à buts » pour retrouver une place parmi les meilleurs du classement.
Sur le plan individuel, il y a malgré tout des motifs d'optimisme. Le duo d'attaquants Krstovic-Scamacca a signé une saison à deux chiffres en termes de buts pour la Dea — une performance inédite depuis trente ans si l'on considère uniquement des pointes « pures ». Mais le diagnostic est clair : ce sont surtout les contributions des trequartistes et des secondes pointes qui ont manqué.
Ce sont précisément ces profils — joueurs de création et attaquants polyvalents — qui avaient fait la force de l'Atalanta par le passé, en apportant des buts décisifs au-delà des efforts individuels. Le mercato offensif est donc scruté avec attention : l'objectif n'est pas forcément un grand nom, mais des ajustements techniques capables d'augmenter la production collective devant le but.
![]()
Côté droit : un remplaçant à De Ketelaere ? La reconversion de De Ketelaere en côté droit est l'un des éléments les plus surprenants du dernier exercice. Ce repositionnement libère Lazar Samardzic pour revenir à son rôle de mezzala — ce qui crée un besoin clair : un remplaçant de qualité capable d'apporter créativité et fantaisie depuis la droite. L'idéal est un profil polyvalent, capable d'être titulaire ou d'entrer en jeu comme joker offensif, afin d'apporter du dynamisme et des différences techniques selon le déroulé des matches.
Côté gauche : effet domino et choix cornéliens À gauche, la situation est plus complexe. Trois profils se disputent une seule place : Zalewski, Raspadori et Sulemana. Zalewski, réadapté en attaque, a été une découverte positive mais doit encore progresser dans le réalisme devant le but. Raspadori, arrivé en janvier, sera testé sans complaisance — y compris éventuellement comme pointe — et Sulemana correspond davantage à un rôle d'ailier pur, plus cohérent avec son passé. La décision dépendra beaucoup du plan de jeu choisi par Maurizio Sarri et de la polyvalence exigée selon les systèmes adoptés.
Et sur le marché ? Sur le papier, l'effectif pourrait rester similaire, mais l'Atalanta se tient prête à intervenir pour peaufiner son bloc offensif : les détails feront la différence, et la priorité restera la qualité technique et la capacité à produire des buts depuis les seconds rôles.
En résumé, l'avenir offensif de la Dea repose moins sur un changement radical que sur des ajustements : trouver ou révéler des trequartistes et secondes pointes capables d'alimenter Krstovic et Scamacca, et stabiliser les options sur les ailes. Tout est entre les mains du club et de Sarri pour transformer ces pistes en impact concret sur les scores.
