Scouting — États-Unis vs Bosnie-Herzégovine : à quoi s'attendre pour ce duel de Coupe du Monde
Par OnzeActu · · 3 min de lecture

Walker Zimmerman anticipe un bloc défensif bosnien prudent et met en garde sur les joueurs capables de créer le danger, d'Esmir Bajraktarević à Edin Džeko. Les États-Unis devront marquer tôt et presser haut pour dicter le rythme.
Les États-Unis devraient une nouvelle fois prendre l'initiative dans ce match de Coupe du Monde contre la Bosnie-Herzégovine. C'est l'analyse de Walker Zimmerman, qui voit une formation européenne jouer de manière défensive et chercher à contrôler l'espace plutôt qu'à dicter le jeu.
Selon Zimmerman, l'approche bosnienne ressemblera davantage à ce que les Américains ont affronté face au Paraguay : un bloc intermédiaire plutôt qu'un bloc très bas comme celui que l'Australie a utilisé. La Bosnie défendra plus haut sur le terrain sans pour autant se mettre en grand danger. Cette prudence se retrouve dans les chiffres : la Bosnie-Herzégovine a réalisé le troisième plus faible total d'entrées dans la surface adverse — et le plus bas parmi les équipes qualifiées pour les 32es de finale —, ce qui illustre bien son orientation défensive.
Zimmerman prend toutefois soin de ne pas minimiser les qualités bosniennes, en soulignant l'existence de joueurs capables de faire basculer une rencontre. Il évoque notamment Esmir Bajraktarević, avec qui il s'est entraîné avant les Jeux olympiques de 2024. À 21 ans, le milieu/ailier de PSV Eindhoven est un gaucher qui aime le dribble : son contrôle de balle et ses capacités en un contre un lui permettent de dépasser des adversaires et de délivrer des passes décisives. Zimmerman note cependant que son dernier geste — passe décisive ou tir — n'est pas encore au niveau d'un maître ouvreur constant. Bajraktarević reste néanmoins un joueur capable d'un coup d'éclat, confirmé par ses deux titres de champion des Pays-Bas avec le PSV.

Autre nom connu, Edin Džeko reste une menace dans la surface malgré ses 40 ans. Zimmerman estime que l'attaquant ne sera peut-être pas titulaire mais qu'il représente un danger constant dès qu'il entre en jeu, capable de marquer un but décisif.
Pour les États-Unis, l'enjeu sera de trouver rapidement l'ouverture contre une équipe qui se replie. Les Américains ont bien réussi à marquer tôt lors de ce tournoi — buts aux 3e, 11e et 7e minutes respectivement lors des trois premiers matchs — et prendre l'avantage rapidement pourrait déterminer le déroulement de la rencontre. Prendre l'initiative permettrait aux États-Unis d'exploiter leur pressing haut, déjà efficace, notamment en première période, et de garder le contrôle lorsqu'ils récupèrent le ballon dans le camp adverse.
Zimmerman avertit toutefois : plus le match avance sans but, plus la tension monte face à une équipe regroupée, et les Américains peuvent être poussés à forcer le jeu, ce qui peut laisser des espaces derrière. Jusqu'ici, la mentalité américaine a été d'attaquer d'entrée et de presser pour récupérer haut — une stratégie qui a porté ses fruits — mais ce ne sera pas forcément le plan à appliquer contre toutes les formations. Si les États-Unis et la Bosnie passent ce tour, une confrontation contre une équipe davantage axée sur la possession, comme la Belgique, pourrait survenir en huitièmes de finale.