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International

Les États-Unis pourraient « utiliser la Coupe du Monde 2026 comme distraction », estiment des universitaires

Par OnzeActu · · 3 min de lecture

Les États-Unis pourraient « utiliser la Coupe du Monde 2026 comme distraction », estiment des universitaires

Des universitaires britanniques mettent en garde : la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États‑Unis, au Mexique et au Canada, pourrait servir de vitrine politique et de manœuvre d'image pour Washington. Ils dénoncent aussi l'accroissement du tournoi à 48 équipes, des accords de sponsoring controversés et des enquêtes sur la billetterie.

Plusieurs universitaires ont mis en garde contre le risque que la Coupe du Monde 2026 soit instrumentalisée pour redorer une image politique ou détourner l'attention de questions internes aux pays hôtes, et en particulier aux États‑Unis.

Le tournoi, plus grand événement sportif mondial, se déroulera du 11 juin au 19 juillet dans des villes réparties aux États‑Unis, au Mexique et au Canada. Pour Emily Ryall, professeure de philosophie du sport à l'université de Gloucestershire, les grandes compétitions fournissent un cadre propice au « théâtre politique ». « Les États‑Unis ne sont pas à l'abri d'une critique similaire », a‑t‑elle déclaré, estimant que les méga‑événements permettent de projeter force, unité et supériorité nationale auprès des publics domestique et international.

La question du « sportswashing » — l'utilisation du sport pour améliorer une image politique ou détourner l'attention de problèmes de droits humains — n'est pas nouvelle. Dans les décennies récentes, plusieurs États ont déjà été visés par des accusations similaires : Amnesty International a critiqué l'utilisation par la Chine des Jeux olympiques de Pékin 2008, Human Rights Watch a surnommé le Mondial 2018 en Russie le « bloody World Cup » en raison du décès de nombreux ouvriers lors des chantiers, et des médias ont pointé le rôle du sportswashing dans le choix du Qatar pour 2022.

Cette édition 2026 sera aussi la première à compter 48 équipes, contre 32 lors du Mondial précédent. La FIFA justifie l'expansion par la volonté d'accroître l'intérêt pour le football, mais l'instance est accusée par certains d'avoir privilégié des motifs financiers.

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Par ailleurs, les procureurs généraux de New York et du New Jersey ont ouvert une enquête sur les pratiques de billetterie de la FIFA pour le Mondial 2026. Ils affirment que des supporters auraient été induits en erreur quant à l'emplacement des places achetées et que des blocs de billets auraient été volontairement retenus pour gonfler les prix de ceux mis en vente.

Le choix de partenaires commerciaux suscite également des critiques. Le partenariat avec le géant pétrolier Saudi Aramco a suscité le mécontentement d'associations environnementales et d'autres ONG. « Ce Mondial, avec le ridicule Trump Peace Prize et le fait d'avoir [le producteur de pétrole] Saudi Aramco comme sponsor principal, atteint de nouveaux niveaux », a observé le Dr Oscar Berglund, maître de conférences en politique publique internationale et sociale à l'université de Bristol. De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a défendu l'accord en assurant qu'il « se concentrerait sur le développement d'initiatives sportives de base ».

La BBC précise qu'elle a sollicité la FIFA pour obtenir un commentaire sur ces analyses et ces enquêtes.

Ces alertes s'inscrivent dans un débat plus large sur la place du sport international dans la diplomatie et la communication des États, alors que l'édition 2026 du Mondial s'annonce comme la plus vaste de l'histoire du tournoi.

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