Gianni Infantino : la présidence de la FIFA fragilisée par
Par OnzeActu · · 5 min de lecture

Gianni Infantino, initialement assuré de conserver la présidence de la FIFA, fait désormais face à une opposition structurée et grandissante. Plusieurs confédérations et nations questionnent sa gestion, notamment après la controverse liée à la vente de parts du Mondial. Une bataille inédite s'annonce pour les élections de 2025.
Selon Bbc.
Contexte
La situation actuelle met en exergue les divisions au sein de la FIFA, avec 73 membres soutenant Infantino contre 124 en opposition. Des nations comme les Philippines, qui ont exprimé leur fidélité à Infantino, pourraient influencer le résultat des élections, mais la dynamique générale semble pencher vers une contestation significative de son leadership.
Pourquoi c'est important
La présidence de Gianni Infantino à la FIFA est désormais menacée par une opposition croissante, ce qui pourrait redéfinir le paysage du football mondial. La controverse autour de la vente de parts du Mondial a exacerbé les tensions entre les fédérations, révélant des fractures au sein de la communauté footballistique. Cette situation met en lumière les défis auxquels Infantino devra faire face pour obtenir un quatrième mandat en 2025.
Points clés
- Gianni Infantino : la présidence de la FIFA fragilisée par.
- Gianni Infantino, initialement assuré de conserver la présidence de la FIFA, fait désormais face à une opposition structurée et grandissante.
- Gianni Infantino: Division over Fifa president shown in map of support and opposition - BBC Sport.
Jusqu'à la mi-juillet, Gianni Infantino semblait pouvoir briguer un quatrième mandat à la présidence de la FIFA sans réelle adversité. Fort de son soutien quasi unanime des 210 fédérations membres (hors Népal, actuellement suspendu), le dirigeant pensait n'avoir à affronter aucun concurrent sérieux lors du scrutin prévu pour l’an prochain. Mais la donne a radicalement changé suite à la polémique sur sa proposition désormais abandonnée de céder des parts du Mondial et d’autres compétitions à des investisseurs privés.
Aujourd'hui, la fracture est nette entre les fédérations qui soutiennent Infantino et celles qui s’y opposent, comme l’illustre une cartographie récemment dressée sur le paysage électoral mondial : on recense 73 membres favorables, 124 opposants, et 13 indécis. Ce clivage s’est intensifié après le retrait officiel du soutien de plusieurs pays européens majeurs, dont l’Angleterre et le Pays de Galles, tandis que l’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont adressé une lettre collective accusant Infantino d’avoir brisé leur confiance.
Cette coalition représente à elle seule 136 fédérations. Cependant, l’unanimité n’est pas totale au sein des confédérations : plusieurs nations asiatiques (comme le Bhoutan, les Émirats arabes unis et les Philippines) et le Mexique côté Concacaf ont affiché leur fidélité à Infantino. Les États-Unis et le Canada, engagés dans l’organisation de la Coupe du Monde 2026, soutiennent la démarche de réforme mais n’ont pas formellement demandé le départ du président sortant. Du côté de l’Océanie, silence radio : aucun pays ne s’est prononcé, dans l’attente d’une annonce officielle après une réunion prévue dans les prochains jours.
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Infantino conserve aussi des alliés solides, notamment en Afrique (CAF) et en Amérique du Sud (Conmebol), où les investissements de la FIFA ont été massifs ces dernières années. Ce soutien pourrait s’avérer décisif auprès des pays les moins influents économiquement ou sportivement, qui ont profité du programme d’aide « Fifa Forward ».
Une incertitude majeure réside en Asie, considérée comme la région clef du scrutin, avec plusieurs fédérations encore indécises. Un changement d’orientation de l’Arabie Saoudite, favorisée jusqu’à présent par l’attribution de la Coupe du Monde 2034, pourrait aussi redistribuer les cartes cet été lors de nouvelles élections internes à sa fédération.
Enfin, même si Infantino refuse à ce stade toute idée de démission, un scénario de dénouement prématuré n’est pas à exclure, en cas de convocation d’une réunion d'urgence par le Conseil de la FIFA (il faut l’accord de 19 des 37 membres). Si tel n’était pas le cas, tout reposerait alors sur la capacité des opposants à rassembler un candidat unique crédible avant la date limite de candidature en novembre prochain. Parmi les potentiels challengers, le nom de Victor Montagliani, président de la Concacaf, revient avec insistance.
Quoi qu’il advienne, jamais la route vers une réélection n’aura semblé aussi incertaine pour Gianni Infantino, alors que la FIFA s’apprête à entrer dans une période charnière à l’approche des grands événements planétaires tels que la Coupe du Monde 2026.
La suite
À l'approche des élections de 2025, Infantino devra naviguer dans un environnement politique complexe, où les alliances et les soutiens sont en constante évolution. La coalition d'opposition, comprenant des fédérations majeures comme celles de l'UEFA, pourrait jouer un rôle clé dans la détermination de son avenir à la présidence FIFA. Les prochaines semaines seront cruciales pour voir si Infantino parviendra à regagner la confiance des fédérations qui lui sont actuellement opposées.
Questions frequentes
Qu'est-ce qui a changé dans la candidature de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA ?
Jusqu'à la mi-juillet, Infantino semblait pouvoir briguer un quatrième mandat sans adversité, mais une opposition croissante est apparue suite à la polémique sur sa proposition de céder des parts du Mondial à des investisseurs privés.
Qui a confirmé son opposition à Gianni Infantino ?
Plusieurs pays européens majeurs, dont l'Angleterre et le Pays de Galles, ainsi que des confédérations comme l'UEFA, la Concacaf et l'AFC, ont officiellement retiré leur soutien à Infantino.
Pourquoi cette opposition à Infantino se manifeste-t-elle maintenant ?
L'opposition s'est intensifiée après le retrait du soutien de plusieurs pays et la publication d'une lettre collective accusant Infantino d'avoir brisé la confiance des fédérations.
Quelles sont les conséquences de cette opposition pour Infantino ?
La fracture est nette entre les fédérations, avec 73 membres favorables à Infantino, 124 opposants et 13 indécis, ce qui complique sa réélection.
Quels changements pourraient survenir suite à cette situation ?
La situation pourrait évoluer après une réunion prévue dans les prochains jours, où des pays de l'Océanie pourraient se prononcer, et d'autres fédérations pourraient également changer de position.