Coupe du Monde 2026 : la flambée des prix de la restauration choque
Par OnzeActu · · 3 min de lecture
La Coupe du Monde 2026 réserve de nombreuses surprises, y compris pour les palais... et les portefeuilles ! Les prix des aliments et boissons dans les stades des États-Unis, du Canada et du Mexique atteignent des sommets, provoquant l'étonnement, voire la colère, chez de nombreux supporters internationaux peu habitués à de tels tarifs. Les expériences culinaires varient selon les villes hôtes, mais toutes partagent un point commun : elles font grincer des dents les visiteurs venus du monde entier.
À Miami, par exemple, certains plats s'apparentent presque à des œuvres culinaires de prestige, à l'image du plateau de pommes de terre croustillantes surmontées de caviar à 75 dollars ou de l'impressionnante empanada de 2,2 kg proposée à 40 dollars. À Los Angeles, un cheeseburger baptisé « Twinkie », pourtant sans rapport avec le célèbre gâteau, s'affiche à 22 dollars. Au Mexique, à Guadalajara, les amateurs de tacos doivent s'acquitter de 8 dollars pièce. Pour les supporters français habitués à des concessions plus abordables, ces tarifs ont de quoi dérouter.
La polémique enfle surtout autour du prix des boissons : à Toronto, une bière peut atteindre 24,25 dollars canadiens, soit près de 17 dollars américains ou 15 euros — trois fois le prix moyen en Europe. Thomas Schüller, supporter allemand rencontré au Canada, témoigne : « Ce n'est pas juste, ce n'est pas normal — c'est trois fois ce que je paie chez moi. » Malgré tout, l'ambiance festive et l'événement unique que représente la Coupe du Monde incitent de nombreux supporters à relativiser, certains admettant qu'ils n'hésiteraient pas à payer malgré leur indignation.
Les différences de tarifs entre les villes hôtes s'expliquent par la part belle faite aux spécialités locales. À Vancouver, on retrouve par exemple la traditionnelle poutine revisitée au mijoté de bœuf, ou encore la fameuse saucisse fumée nappée de confit d'oignons au sirop d'érable. À Miami, les saveurs cubaines sont à l'honneur avec un pan con lechon généreusement garni.
Dans la capitale mexicaine, le contraste est frappant : alors que le salaire journalier minimum tourne autour de 315 pesos (environ 18 dollars), certaines bières se vendent entre 299 et 310 pesos, bien plus cher qu'en temps normal hors Coupe du Monde.
Mais il existe aussi des stades où les tarifs restent raisonnables, à l'image d'Atlanta, où l’engagement de longue date du propriétaire du club local en faveur de menus abordables perdure : part de pizza à 3 dollars, soda géant à 4 dollars, cheeseburger à 5 dollars et bière à partir de 8 dollars — un soulagement pour les familles venues pour l'événement.
Si l'évènement mondial se tient tous les quatre ans, de nombreux supporters estiment que l’expérience justifie, malgré tout, certains excès tarifaires. L’engouement est tel que boire un verre avec des fans venus des quatre coins du globe devient un souvenir aussi inoubliable… que coûteux.