Arsenal et Chelsea, grands bénéficiaires des erreurs d’arbitrage en Premier League cette saison
Par OnzeActu · · 3 min de lecture

Selon le rapport du panel Key Match Incidents de la Premier League, Arsenal et Chelsea ont tiré profit de plusieurs erreurs d’arbitrage, notamment au niveau des penalties et des cartons rouges, ce qui a influencé le déroulement du championnat où Arsenal a été sacré sans recevoir de carton rouge ni concéder de penalty.
La saison 2025-26 de Premier League a une nouvelle fois montré l’impact majeur des décisions arbitrales, qu’elles soient assistées par la vidéo (VAR) ou prises directement sur le terrain. Selon une étude approfondie menée par le panel Key Match Incidents (KMI) de la Premier League, deux clubs londoniens, Arsenal et Chelsea, ressortent comme les plus grands bénéficiaires des erreurs arbitrales cette saison.
Sous la houlette de Mikel Arteta, Arsenal a remporté le championnat anglais en devenant la première équipe à finir une saison entière sans recevoir de carton rouge ni concéder de penalty. Cette performance aurait toutefois été facilitée par sept erreurs arbitrales favorables lors de différents matches. De son côté, Chelsea a profité de huit décisions erronées en sa faveur, y compris deux interventions VAR incorrectes qui ont conduit à l’annulation d’un but de Fulham et à un penalty injustement sifflé contre Crystal Palace.
Au total, 25 erreurs ont été recensées cette saison par le panel KMI, contre 18 lors de la précédente campagne, témoignant toutefois d’une amélioration notable comparée aux 31 fautes commises en 2023-24 et 38 en 2022-23.
L’analyse porte sur trois types d’erreurs : les décisions modifiées à tort après visionnage VAR ou les jugements erronés confirmés malgré la vidéo, et celles qui auraient dû être corrigées mais ne l’ont pas été. Bournemouth et Chelsea sont les clubs les plus avantagés avec quatre erreurs en leur faveur chacune. Arsenal a bénéficié notamment de penalties non sifflés contre eux en faveur d’Everton et Brighton ainsi qu’un carton rouge manqué pour Kai Havertz lors de son tacle dangereux sur Lesley Ugochukwu.
Du côté des équipes lésées, Crystal Palace et Everton ont été les plus pénalisés avec trois erreurs à leur détriment. Everton aurait dû obtenir trois penalties contre Arsenal, West Ham et Manchester City mais a également évité un penalty face à Wolverhampton.
Par ailleurs, le panel KMI recense une catégorie d’erreurs sur le terrain, qui n'ont pas déclenché d’intervention VAR. Brentford a ainsi été la formation la plus avantagée dans ce registre, avec quatre décisions favorables, mais aussi la plus impactée négativement avec cinq erreurs contre elle.

Arsenal, Everton et Wolverhampton ont également tiré un avantage notable de ces jugements arbitrals non corrigés.
L’ensemble des erreurs arbitrales, VAR et sur le terrain, placent Chelsea et Arsenal en tête des clubs équilibrant leurs bénéfices et préjudices avec un score net de +5, suivis par Wolverhampton (+4). Bournemouth, avec -4, est le club le plus pénalisé globalement cette saison.
Concernant la réception par les supporters, deux sondages récents montrent des avis partagés : une majorité des fans reste méfiante voire hostile à l’utilisation du VAR cependant l’idée d’un abandon total reste minoritaire, la plupart voulant plutôt une amélioration de son usage.
Enfin, le panel salue certains progrès comme la baisse du nombre d’interventions VAR et la réduction des délais d’arbitrage. La Premier League continue d’afficher la fréquence la plus faible de révisions visuelles parmi les grands championnats européens.
Au cœur des débats, le rôle exact et l’efficacité du VAR pour garantir des décisions justes restent au centre des attentions, alors que le football anglais tente de concilier technicité et spontanéité du jeu.
Image d’illustration : [photo d'une rencontre de Premier League avec l'arbitre et le VAR en action].